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Pourquoi et Comment utiliser la Marque Fertilisant Durable ?

Pourquoi utiliser la Marque Fertilisant Durable ? :

En tant que producteur de fertilisants,  adopter la marque Fertilisant Durable vous permettra :

  • De formaliser votre engagement en faveur du développement durable et de l’économie circulaire
  • De mettre en avant l’impact bénéfique de votre fertilisant sur l’environnement auprès de vos utilisateurs et du public et d’en améliorer l’image
  • De participer à la promotion et à l’essor du retour au sol des fertilisants d’origine renouvelable

Ils ont choisi d’utiliser la marque Fertilisant Durable

Conditions préalables d’utilisation de la marque Fertilisant Durable :

Il faut impérativement répondre aux trois critères d’éligibilité suivants :

  • Produire un fertilisant contenant  60%  de nutriments d’origine renouvelable c’est-à-dire dont le  mode de production ne fait pas appel à des matières premières en provenance de gisements miniers ou à  la combinaison de l’azote de l’air avec l’hydrogène provenant du gaz naturel.
  • S’engager à mettre sur le marché ces matières conformément aux dispositions prévues aux articles L 255-1 à L 255.6 du Code Rural et à respecter les prescriptions des articles R211.25 à R211.53 du Code de l’Environnement si le retour au sol de ces matières nécessite un plan d’épandage.
  • S’engager à respecter le règlement d’usage de la marque

 

Consulter le réglement d’usage de la marque

Processus : Pour utiliser la marque Fertilisant Durable, il est préalablement nécessaire de remplir le formulaire suivant.

Nom de votre entreprise

Votre nom, prénom

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Votre adresse mail

Sur quel(s) type (s) de fertilisant souhaitez-vous apposer la marque?
(Indiquer le nom précis de chaque fertilisant)

Quelle quantité de ce(s) fertilisant(s) est mise sur le marché annuellement?

J’atteste sur l’honneur que le(s) fertilisant(s) listés ci-dessus :

- sont conformes aux réglementations nationales ou communautaires en vigueur pour la mise en marché des matières fertilisantes ou respectent les prescriptions des articles R211.25 à R211.53 du Code de l’Environnement si leur retour au sol nécessitent un plan d’épandage ;
- sont des fertilisants contenant plus de 60% de nutriments majeurs (N, P ou K) d’origine renouvelable (1) ;
et m’engage à respecter le règlement d’usage de la marque Fertilisant Durable.



(1) En cas de doute la conformité de ce critère pourra être vérifiée par un expert indépendant mandaté par AFAIA et le CRT. En cas de non-conformité avérée les frais d’expertise de même qu’une indemnité forfaitaire de 5000€ par infraction constatée seront exigibles.

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Les sols sont en danger mais leur dégradation n’est pas irréversible

L’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) s’alarme. En décembre, elle a fait paraître à l’occasion de la clôture de l’Année internationale des sols, un rapport de plus de 600 pages. Dans ce rapport on peut noter qu’un tiers des sols arables de la planète risque de disparaître. Le directeur de la FAO José Graziano da Silva annonce que si rien n’est entrepris, la sécurité alimentaire et la production vivrière pourraient être compromises.Le rapport regroupe les recherches de plus de 200 scientifiques spécialisés de 60 pays, ils forment le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Leur conclusion est alarmante, selon eux, ce sont entre 25 et 40 milliards de tonnes de l’épiderme de la Terre qui se volatilisent chaque année, cela à cause de la perte de nutriments et de biodiversité mais aussi du tassement, de l’érosion ainsi que des pollutions, de l’acidification, de l’engorgement et de la salification.Cet épiderme de la planète est une couche épaisse de 30 cm en moyenne, elle est féconde et forme une sorte de réacteur biologique qui loge d’importants échanges physico-chimiques et biologiques. Cette couche abrite ce qui est indispensable à la croissance végétale, mais elle gère également l’alimentation des nappes souterraines et filtre l’eau tout en régulant le cycle des gaz tels que le carbone et l’azote, à elle seule elle représente 80% de la biomasse. Cependant, elle est aussi fragile car elle est très longue à se constituer. Ce sont les insectes et le lichen qui permettent sa création. C’est au fil des saisons qu’elle apparait, en deux mille ans si elle n’est ni soufflée ni lessivée, elle peut s’épaissir d’un peu plus d’un centimètre.

L’homme largement responsable

Un rien suffit à faire disparaître ce travail de la nature et ce sont les dégâts croissants qui inquiètent les scientifiques. L’urbanisation, la pression climatique et les mauvaises pratiques agricoles sont responsables de sa destruction accélérée. Selon Dominique Arrouays, qui est à la tête du GisSol,  le groupement d’intérêt scientifique qui coordonne le programme d’inventaire de l’état des sols en France, le rythme d’érosion est désormais supérieur à celui du processus par lequel se forment les sols. À chaque endroit où ce produit ce phénomène, les sols sont amenés à disparaître. En Europe 33 millions d’hectares sont concernés, cela représente 4% des terres arables.

En plus de l’érosion, la réduction de matière organique dans la terre agit sur sa fertilité. Le GisSol a observé que depuis 1950, l’engrais naturel des plantes ainsi que le taux des nutriments dans les sols et du humus, ont baissé d’un tier. Les terres sont labourées trop profondément et cela entraîne une réduction de la matière organique, qui cause une disparition de la flore et par conséquence directe on peut également voir disparaître minéraux et nutriments. Cela donne une boue gluante que l’on ne peut cultiver. GisSol explique qu’environ 40% des terres agricoles françaises sont touchées par ce risque de tassement irréversible.

Au Brésil, 760 000 km2 sont touchés par la salinité, soit plus que l’ensemble des terres arables du pays, c’est ce qu’a dévoilé la FAO. Cela réduit évidemment la production, ce qui engendre des pertes économiques d’environ un milliard de dollars par an.

Au sein des pays les plus développés, les contaminants toxiques sont utilisés dans des proportions qualifiées d’anormales et inquiétantes par les chercheurs. Rien que pour la France, il pourrait y avoir près de 300 000 friches industrielles polluées qui génèrent des gaz toxiques qui se répandent également dans les nappes phréatiques et dans les sols.
En Chine, le ministère de l’Environnement a admis que 19,4% des terres arables sont contaminées.

Une solution possible

Selon les chercheurs, il est encore temps de revenir en arrière, avec par exemple, la réhabilitation des haies et des semis directs. On pourrait obtenir une amélioration des sols pollués par des légumineuses de couverture ou bien par l’ajout de bois qui agirait comme un compost organique. Selon Dominique Arrouays, le seul moyen de sauver les terres les plus dégradées c’est de doper leur fertilité de manière naturelle, et il y a urgence car les terres stérilisées par la pollution représentent 220 000 km2, dont environ 90% en Europe.

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